
- Des scouts en excursion au col du landon avec le car des frères Martin-Cocher
- Crédits : Collection personnelle
Quels moyens de déplacement ?
- À pied, en empruntant le chemin qui passe à côté de la chapelle des Voûtes. Sur un mur de la chapelle des Voûtes restaurée en 2003, on peut voir les graffitis laissés notamment par les jeunes hommes de la vallée partant pour la guerre de 1914-1918.
- À vélo, en dévalant la route, un fagot attaché à l’arrière pour « soulager » les freins. Certains prenaient le train ensuite. Ils abandonnaient leur vélo aux abords de la gare et le retrouvaient 1, 2 jours voire même une semaine plus tard ! Les plus méfiants le laissaient chez Elie Martin-Cocher, réparateur de cycles.
- Avec le mulet attelé à un tombereau. Le modèle réduit réalisé par Monsieur Maruis Tronel-Peyroz, est exposé à la Maison du Patrimoine. Cet attelage a été mis au point par Monsieur Jacques Martin-Fardon en 1912. Camille Girard, fils de Pierre Girard de l’hôtel du Glandon, assurait le service journalier St Colomban - St Avre et deux fois par semaine allait jusqu’au Col du Glandon avec son attelage hippomobile. Il assurait ce transport à titre privé.
- Avec le « courrier ». En 1932, un service de transport de voyageurs et de marchandises est créé entre la gare de St-Avre-la Chambre et Lachal, dernier hameau de St Colomban.
C’est Paul Morini, entrepreneur de transport à La Chambre qui est désigné comme premier concessionnaire. Ce sont les subventions de l’Etat, du département et des communes traversées qui soutiennent ce service jusqu’en 1933 à la mort de Paul Morini.
En 1934, c’est Jacques Emieux qui est nommé concessionnaire jusqu’en 1942. Jacques Emieux disposait d’un car décapotable de 20 places assises pouvant également transporter entre 1300 et 1500kg de marchandises et une voiture supplémentaires de 7 places assises en réserve.
En 1940, Emmanuel Martin-Cocher obtient le service postal. Il transporte « accessoirement » voyageurs et marchandises.
Après la guerre, Emile se joint à son frère Emmanuel pour exploiter la ligne de transport appelée le « courrier » par les Villarins. Cette ligne relie St Colomban à St Avre-La-Chambre et une fois par semaine va à St Jean-de-Maurienne notamment les jours de marchés et de foires. Une cage de bois avait été aménagée à l’arrière et à l’extérieur du véhicule, pour permettre le transport du bétail (petits veaux, chèvres, moutons, porcs…)
La ligne assurait la correspondance avec le train de St Avre et surtout remontait le courrier P.T.T. à la poste de St Colomban.
Les frères Martin-Cocher ont eu plusieurs cars, un Renault KZ à 7 ou 8 places, un Pauttard, un Citroën bleu, un Delhaye, un Renault bleu de type Prairie.
Dans les années 1946-1950, sont apparus les billets remis aux clients au moment du paiement du voyage. Le trajet St Colomban - La Chambre valait 0,25 franc.
La famille Martin-Cocher, en plus de l’entreprise de transport, tenait un café qui ferma en 1979.
En 1981, lorsqu’une avalanche détruisit une partie du Chef-Lieu de St Colomban, la famille mit une partie de son bâtiment à la disposition des élèves de l’école.

Dans les années 1990, le dernier car des frères Martin-Cocher est vendu à un collectionneur, c’est son dernier départ pour St Jean de Maurienne.

Informations et photos recueillies dans le journal local « Le Petit Villarin » et dans le livre « Le Pays des Villards en Maurienne » écrit par Pierre Bozon.D’après le panneau conçu et réalisé par Martine Paret-Dauphin pour la journée du 6 août 2020 « Si les Villards m’étaient contés ».
