L’année 1912 voit la création de l’Union Sportive des Villards, elle a pour but de vulgariser le ski (alpin et de fond), la luge, le toboggan, le football, le tennis et autres sports. Cette société se crée entre les communes de St Alban et de St Colomban, dont les maires sont présidents d’honneur. Il y a 69 membres actifs. Jacques Favre-Descotes (hôtelier) est président, Alexis Durand (instituteur) est vice-président et Joseph Boisson (facteur) est trésorier et secrétaire.
Le principal objectif est d’acheter du matériel (fabrication de 6 paires de skis et de bâtons en bambou), et l’organisation d’un concours entre les membres de la société, en février.
Mais après la première guerre mondiale, on perd les traces de l’activité de cette société, elle est certainement le premier acte fondateur de la future station.
Elle réapparaît en 1933 sous le nom de Ski Club du Glandon et aura pour présidents successifs, Joseph Martin-Fardon (hôtelier) et Edouard Paret-Dauphin.
À compter des années 50
Les courses sont la priorité du Ski Club, en 1955 la piste de l’Ormet est homologuée par la FFS avec remontée à pied évidemment !
En 1958, le premier téléski de la vallée des Villards est installé de façon artisanale en bord de route au Chatelet, un des hameaux de St Colomban grâce à Francis Martin-Fardon, (hôtelier), Jean-Baptiste Emieux ,et quelques autres. Pour soutenir ce projet une Société Anonyme par Actions a été lancée qui permet aux Villarins qui le souhaitent de participer.
Mais ce premier téléski est rapidement délaissé pour un autre à Rougemont, loué à Valloire puis fabriqué localement, toujours sous l’impulsion de Francis Martin-Fardon qui accueille des « classes de neige » dans son hôtel. « Quand il n’y avait plus de neige en fin de saison à la station, on montait skier à l’Echet, et pour ce faire, on emmenait un téléski démontable ! Le fameux fil neige ; deux véhicules jouaient le rôle de navettes et emmenaient les skieurs !
Ces installations, souvent artisanales ont permis de développer des courses de ski avec le ski-club local. Le « Grand Prix des Villards » réunit tous les clubs des stations environnantes en mars ou avril à la fin de saison.
27 janvier 1968, passage de la flamme olympique en route vers Grenoble.
En 1969, le premier « grand prix du premier mai », slalom géant le long de la route du Glandon et sous les Argentières clôture la saison jusqu’en 1980.
C’est en décembre 1972, que quelques jeunes moniteurs créent une section ESF à St Colomban des Villards, le démarrage se fait avec des structures simplifiées.
Les cours sont collectifs et ont principalement lieu pendant les vacances scolaires, les samedis, dimanches et aussi pour les classes de neige.
Le premier hiver, les moniteurs donnent des cours gratuits 2 après-midi par semaine aux enfants de l’école primaire du pays. À cette époque le prix du cours de ski était de 20 francs.
Les premiers cours ont été donnés à la Pierre, sur la piste de Rougemont.
Tous les moniteurs ne vivaient pas de cette activité mais tous y tenaient pour une raison ou une autre.
« C’était d’abord une aventure, l’aspect pécunier était secondaire. »
Ces premiers développements d’activités d’hiver dans la vallée et l’exemple d’autres grandes stations qui se déployaient en Maurienne ont rendu les Villarins plus ambitieux. À partir de 1977, des gîtes communaux sont créés ainsi que des gîtes privés.
L’Abbé Plaisance
Curé de St Colomban des Villards de 1940 à 1961 :
On ne peut parler de l’histoire de la Station sans évoquer l’Abbé Plaisance, d’abord secrétaire et trésorier du Ski Club du Glandon puis président de la Société par Actions, il initie les premières chambres d’hôtes à la cure.
Il court et skie en soutane, il est accompagnateur de montagne pour la randonnée et le ski, organise des colonies de vacances, fait découvrir les Villards à beaucoup de monde. Bon nombre de personnes sont revenues à St Col en vacances car ils avaient découvert la vallée lors de ces colonies.
Il est aussi infirmier, organisateur du Grand Prix de St Col, il a des moutons et des ruches mais aussi un « sherpa » (Raymond) pour ses tournées d’été en Alpage !
Les enfants de l’époque se souviennent aussi de ses coups de crayons et de règles sur leur tête.
Francis Martin-Fardon
Il a eu un rôle majeur dans le développement de la station de ski de Saint-Colomban-des Villards.
À 28 ans il constitue une « Société d’étude, de construction et d’exploitation de remonte-pentes des Villards » et propose aux Villarins de participer au capital. C’est ainsi qu’est installé en 1958 le premier « tire-fesse » de la vallée.
Dans les années suivantes, élu Conseiller Municipal (deux mandats) puis Maire (deux mandats) il œuvre à la transformation de la commune en véritable station de sports d’hiver. En 1995 il participera à l’extension du domaine skiable vers Bellard dans le projet de liaison avec l’Arvan. Il mène de pair son métier d’hôtelier à l’Hôtel de la Poste, renommé pour sa cuisine et sa convivialité, il reçoit de nombreuses classes de neige et chaque soir la salle de restaurant devient un véritable « foyer des jeunes » où l’on peut après les courses de ski se réunir, se réjouir, danser...
Toujours préoccupé de faire vivre sa commune, il installera un atelier rural de sous-traitance électronique qui permettra pendant 20 ans à une trentaine de Villarins de travailler sur place.
Infatigable Cici ! Toujours au service de son pays Les Villards qu’il aimait par-dessus tout !
« Si les Villards m’étaient contés ». Texte et biographies réalisés grâce au Petit Villarin (bulletin trimestriel d’information et de documentation sur la vallée des Villards), au magasine La Montagne et alpinisme, (trimestriel de la fédération française des clubs alpins et de montagne), à Danièle Nicol, Françoise Vanini, Dany Favre-Trosson, Josette Rostaing et Maurice Bouchet-Flochet.





