La Station de St Colomban des Villards, les origines

Francis Martin-Fardon
Il a eu un rôle majeur dans le développement de la station de ski de Saint-Colomban-des Villards.
À 28 ans il constitue une « Société d’étude, de construction et d’exploitation de remonte-pentes des Villards » et propose aux Villarins de participer au capital. C’est ainsi qu’est installé en 1958 le premier « tire-fesse » de la vallée.
Dans les années suivantes, élu Conseiller Municipal (deux mandats) puis Maire (deux mandats) il œuvre à la transformation de la commune en véritable station de sports d’hiver. En 1995 il participera à l’extension du domaine skiable vers

Bellard dans le projet de liaison avec l’Arvan. Il mène de pair son métier d’hôtelier à l’Hôtel de la Poste, renommé pour sa cuisine et sa convivialité, il reçoit de nombreuses classes de neige et chaque soir la salle de restaurant devient un véritable « foyer des jeunes » où l’on peut après les courses de ski se réunir, se réjouir, danser…
Toujours préoccupé de faire vivre sa commune, il installera un atelier rural de sous-traitance électronique qui permettra pendant 20 ans à une trentaine de Villarins de travailler sur place.
Infatigable Cici ! Toujours au service de son pays Les Villards qu’il aimait par-dessus
Les déplacements
Les moyens de déplacement

Quels moyens de déplacement ?

  • À pied, en empruntant le chemin qui passe à côté de la chapelle des Voûtes. Sur un mur de la chapelle des Voûtes restaurée en 2003, on peut voir les graffitis laissés notamment par les jeunes hommes de la vallée partant pour la guerre de 1914-1918.
  • À vélo, en dévalant la route, un fagot attaché à l’arrière pour « soulager » les freins. Certains prenaient le train ensuite. Ils abandonnaient leur vélo aux abords de la gare et le retrouvaient 1, 2 jours voire même une semaine plus tard ! Les plus méfiants le laissaient chez Elie Martin-Cocher, réparateur de cycles.
  • Avec le mulet attelé à un tombereau. Le modèle réduit réalisé par Monsieur Marius Tronel-Peyroz, est exposé à la Maison du Patrimoine. Cet attelage a été mis au point par Monsieur Jacques Martin-Fardon en 1912. Camille Girard, fils de Pierre Girard de l’hôtel du Glandon, assurait le service journalier St Colomban - St Avre et deux fois par semaine allait jusqu’au Col du Glandon avec son attelage hippomobile. Il assurait ce transport à titre privé.
  • Avec le « courrier ». En 1932, un service de transport de voyageurs et de marchandises est créé entre la gare de St-Avre-la Chambre et Lachal, dernier hameau de St Colomban.
Les épiceries
A la découverte de l’Epicerie du Chef-Lieu, chez Jules

Rencontre avec Arlette, fille de Jules épicier de Saint-Alban-des-Villards

A la mort du grand-père paternel d’Arlette, sa grand-mère a créé l’épicerie. C’était en 1924.
Quand les parents d’Arlette, Jules et Lili, se sont mariés, ils ont tenu le commerce, jusqu’en 1992 (date du décès de Jules).
Par ailleurs, la grand-mère maternelle d’Arlette a aussi tenu une épicerie au hameau du Frêne, jusqu’en 1949.
La clientèle de chez Jules était variée, elle était composée des gens du pays, de touristes, l’été, et des employés qui venaient travailler dans la région (EDF, entreprises de maçonnerie…)
Mais l’épicerie a connu une baisse de fréquentation avec l’apparition des supermarchés dans la vallée.

Les épiceries
A la découverte de l’épicerie, chez Marie de la cordonnière

Mélanie Martin-Cocher, la grand-mère de Liliane, tenait une épicerie-mercerie un peu plus haut au Martinan, que son père avait créée avant 1900.
C’est elle qui a décidé la construction d’une deuxième épicerie, dans les années 1930-1932.
Marie, la mère de Liliane, a toujours travaillé avec sa propre mère, Mélanie, et, après le décès de celle-ci, a continué le commerce avec son mari, Jean-Baptiste Emieux. Aujourd’hui, c’est la maison de Liliane.
L’épicerie était toute sa vie, elle l’a tenue pendant près de quarante ans !

Les écoles
Écoles de St Colomban

En 1860, la plupart des hameaux possédaient une école :
La Pierre, La Chal, Valmaure, Les Roches, Le Martinan, Lachenal ont une école mixte
Les Ponts, une école de filles
Le Chef-lieu une école de filles et une école de garçons

En 1878 il reste 2 écoles de hameau : La Pierre (fermée en 1879) et La Chal (qui ne fonctionne que les 3 mois d’hiver jusqu’à sa fermeture en 1957) et 2 écoles au Chef-Lieu

En 1961 il ne reste qu’une seule classe au Chef-lieu, Elle sera soufflée par l’avalanche de 1981